Dominique Laude, au seuil de la destruction.

Par Caroline Canault

Dominique Laude. Réflexion, 92 cm x 73 cm, Huile sur toile, 2018.

Sur toile ou sur papier, il intervient à l’huile, à l’encre, à l’acrylique, parfois à la mine de plomb pour travailler des espaces unifiés, homogènes ; des fonds unis noires ou rouges sur lesquels il appose des figures humaines décharnées à la peau diaphane.

L’agencement bouleversé des corps se concentre autour du plus intime pour trouver ce qui se cache derrière la forme visible ; une partie du squelette… Libres dans le mouvement, les corps se soumettent à des épreuves sensibles, des contorsions, des dislocations, des déchirures, des éclatements.

Le corps est présenté comme entité matricielle qui pose la question de la condition humaine déposée au seuil de son imminente destruction. Les signes de la transformation qui s’opère par le temps décrivent une approche de la finitude. Les corps en mutation deviennent d’étranges créatures qui nous tendent la main comme pour témoigner de la fin qui nous attend tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *