L’art Steampunk

Par Sarah N.

Notre capacité à transformer les objets mécaniques du quotidien, à les fusionner avec nos propres corps, peut paraître étonnement paradoxal, mais c’est pourtant l’un de nos nombreux talents.

Le Steampunk est un courant esthétique né dans les années 80. Il est Inspiré de l’époque Victorienne et met en lumière généralement l’énergie des machines à vapeur plutôt qu’une technologie avancée. Les adeptes de ce courant s’identifient comme « steamers. »

Ce n’est pas seulement un style de vie, avec des accessoires de mode travaillés, combinant le passé et le futur au temps présent. C’est également une reconnaissance politique de l’expérience humanoïde.

Le Steampunk est un concept idéologique qui conduit les steamers à imaginer et à créer le non conventionnel. L’assemblage de pièces et leur combinaison avec le corps créé un lien unique qui déverrouille les portes de l’esprit humain et toute sa complexité.

Lier l’organisme et les machines pour créer et reconstruire est aujourd’hui considéré comme technologie de pointe. Les « steamers » bien qu’anarchistes à leur manière, jouent un rôle majeur dans la réinvention de notre corps en l’exposant artistiquement et socialement.

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La culture Steampunk oscille autour d’une communauté de steamers inspirés par les œuvres littéraires de l’écrivain anglais HG Wells, qui soutient le concept politique du Steampunk ou encore de l’auteur français Jules Vernes, impliquant l’imagination de technologies très détaillées.

Ernst Jünger défini magnifiquement le concept. Selon lui : « il n’y a rien de plus à attendre de la société ni de l’État. Le salut est dans l’individu. » [1] Comme Nero, le personnage principal du célèbre ouvrage de Jules Vernes, le Steampunk n’est pas seulement célébré à travers un style artistique. C’est aussi un rejet de notre société actuelle qui s’appuie sur des principes humains et technologiques, façonnant ainsi une fiction utile et l’identité d’une vision futuriste.

Inspiré par l’ère de la révolution industrielle, ce mouvement artistique et culturel underground néo-britannique, fondé sur l’artisanat et ses machines mécaniques, se développe dans le monde entier.

Certains artistes du Destructuralisme figuratif assument un héritage Steampunk. Avec des références plus ou moins affirmées, ils empruntent des allégories entre la fusion mécanique et le corps pour projeter leur vision toujours plus contemporaine du monde qui les entoure.

[1] Steaming into a Victorian Future: A Steampunk Anthology Paperback – February 6, 2014

« Je connais la culture Steampunk (mais moins les artistes « steamers. ») Etant Nantais de cœur, l’univers de Jules Verne avec son fantastique « 20 milieux sous les mers » et son d’adaptation au cinéma de 1954 en est un berceau fondamental !

J’ai une profonde admiration, un grand respect pour les dessinateurs et peintres qui œuvrent dans l’Art du Figuralisme Surréaliste.

Mes influences en BD sont : HR Gigger, Enki Bilal, Moebius, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Brom, Friedensreich Hundertwasser (et son royaume de la couleur), L’Art de la Fantasy (le meilleur de l’illustration fantasy contemporaine), L’Art de la Fantasy Érotique (l’art numérique aux limites de l’imagination), Apocalypse des frères Luis et Romulo Royo, Les Mondes de TSR (un voyage pictural à travers les paysages de l’imaginaire), L’Art Fantastique (par Marcel Brion).

Tous ces auteurs ont très certainement influencés mon imaginaire depuis des années… Mes séries « Résonances Hypnographiques » & « Réalité Augmentée »

ont conceptualisé et singularisé mon travail d’autodidacte en tant que Photographe-plasticien (avec mes allez et retour d’alchimiste entre l’argentique et le numérique).

Je suis fasciné par le post apocalyptiques, la fusion de l’Homme-Machine, l’expérience Humanoïde dont fait référence Sarah N.

Mais également l’idée de Ernst Jünger « il n’y a rien de plus à attendre de la société ni de l’État. Le salut est dans l’individu…

Enfin, celle au travers de certains de vos artistes dont la culture du Steampunk est présente, grâce aux revendications du DF Art Project et de votre Destructuralisme figuratif !

(auquel j’adhère bien évidemment.)

C’est par vos choix d’artistes représentés non-conventionnels, et de vos faits et gestes que je vais vous présenter un dossier en tant que membre. »

Bruno Clochard, envoyé le 15 février 2021.

« C’est très intéressant, on rapproche souvent mon travail au courant Steampunk et il y a effectivement des points communs dans la démarche. Je m’y retrouve dans l’assemblage d’objets du quotidien, l’importance de l’esthétique et du détail mais je n’arrive pas à m’y raccrocher, sans doute parce que j’ai du mal avec les étiquettes en général mais aussi parce que mon travail se rapproche plus de l’expression d’une sensibilité que de l’expérience humanoïde, d’un univers onirique voir surréaliste plus que d’une représentation d’une époque industrielle rétrofuturiste.

Mais toujours est-il que votre article est particulièrement bien fait et cerne bien le sujet !

Merci encore ! »

AnSo SAILLOUR, envoyé le 16 février 2021

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